Rencontre de Concertations avec les Representants d’Associations d’Ecoles Coraniques et de Daaras du Senegal

La rencontre de Madame Ndèye Sali diop Dieng Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants et les associations des maîtres coraniques tenue ce jeudi 5 décembre 2019 à l’Institut Islamique à la Grande Mosquée de Dakar.Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la feuille de route définie par le comité de concertation interministérielle de protection des enfants. Elle vise à élaborer un plan d’actions de retrait durable et de protection des enfants de la rue impliquant toutes les parties prenantes.

Pour Sortir les daaras de la maltraitance du JËNGG, le Sénégal doit organiser les États généraux de l’enseignement coranique », telle est la solution proposée par l’ancien député et ministre conseiller Moustapha Diakhaté pour éradiquer la maltraitance des  talibés dans les daaras.

L’Etat du Sénégal avait annoncé la construction de 64 daaras modernes depuis 2013. Mais le gouvernement peine à concrétiser sa promesse. Coordonnateur du projet d’appui à la modernisation des daaras, Mamadou Mbodji Diouf explique les retards par la difficulté qu’à l’Etat à faire respecter les délais dans les infrastructures. Cependant, souligne-t-il, 36 daaras seront ouverts d’ici la fin de l’année.

Quelle appréciation sur ce qui s’est passé à Ndiagne ?
Je déplore cette situation qui s’est produit à Ndiagne et qui a concerné le mauvais traitement d’un maître coranique sur un talibé. On peut dire à la limite que c’est une exception parmi le grand nombre de daaras qui existent au Sénégal. Et il faut le considérer comme tel. Donc la solution à ce type de comportement est la modernisation des daaras qui consiste à assainir l’environnement donc le cadre d’étude et d’apprentissage de ces daaras.


En fait, il s’agit de permettre à ces daaras de sortir de la précarité, de pouvoir étudier dans des conditions idoines à l’instar de leurs frères qui sont dans des écoles classiques. Et c’est cette volonté que l’Etat du Sénégal a voulu donner à travers le projet de modernisation des daaras.

Tout porte à croire alors qu’il y a 3 000 autorisations, puisque tous ceux qui suivent la procédure sont autorisés, en attendant l’agrément. ‘’La règle, c’est presque une autorisation immédiate. Il faut compter les 100%. Mais cela ne signifie pas reconnaissance. Il faut savoir que la plupart des daaras qui font la demande fonctionnent depuis des années voire des décennies. Et n’est pas parce qu’ils n’ont pas l’autorisation qu’ils vont cesser de fonctionner. C’est pourquoi l’Etat autorise et essaie derrière d’apporter son soutien pour les aider à se conformer aux standards’’, souligne M. Diouf.

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